Finance & Banque
Banque et assurance : ce que la crise de 2008 a révélé des initiés
L'épreuve de la crise
La banque est l'un des rares secteurs à disposer de travaux propres. Cziraki (2018, Journal of Financial Intermediation) montre qu'à partir de la mi-2006, quand les prix immobiliers américains ont commencé à baisser, les dirigeants des banques les plus exposées au logement ont vendu davantage que ceux des banques peu exposées, avec un écart plus marqué chez les directeurs généraux, et que les opérations d'initiés de 2006 annonçaient les performances boursières pendant la crise.
Akin, Marín et Peydró (2020, Economic Policy) établissent que les cessions d'actions des cinq principaux dirigeants avant le retournement immobilier de 2006 prédisent la performance des banques pendant la crise de 2007 et 2008.
L'opacité en temps normal
Hors crise, le constat est plus mitigé. Dans un document de travail de la Banque des règlements internationaux (n° 697, 2018, non publié en revue), Spargoli et Upper concluent que les ventes des initiés bancaires ne dégagent pas de rendement anormal et ne prédisent pas les cours, tandis que leurs achats ont un pouvoir prédictif, moindre que dans les autres secteurs. Ils ne trouvent aucun signe d'une opacité plus forte des banques que des autres entreprises.
Lire les déclarations bancaires
Les études sur la crise tirent leurs conclusions de tendances observées sur de nombreuses banques et plusieurs mois, pas d'opérations isolées. Assureurs et gestionnaires d'actifs figurent dans la même rubrique sur ce site, mais ne faisaient pas partie de ces échantillons bancaires.